Olga Bekisheva - Harmonisation par les sens et l’imaginaire Olga Bekisheva - Picto

Harmonisation par les sens et l’imaginaire


Je vous aide à créer un terrain favorable dans le corps, les émotions et l’esprit pour un quotidien détendu, équilibré et plein de vitalité, afin d’accueillir avec sérénité les fluctuations de la vie.

Mon id-entité à moi

A mon papa et mon amie Lila…

J’ai mis douze années pour comprendre cela, c’est mon cycle… Une angine banale m’a permis de résoudre cet énigme qui préoccupait mon esprit pendant de nombreux mois et enfin déposer la culpabilité qui était lourde à porter.

Depuis que j’ai arrêté de consommer des produits laitiers, je ne connais plus les soucis ni de gorge et ni de rhume. Cela commençait à me manquer) car j’y étais sujette depuis mon enfance. Comme chaque chose que nous prions intérieurement arrive, j’ai attiré un virus qui a provoqué une angine. Une douleur aiguë m’empêchait d’avaler et le rhume-de respirer par le nez.

Cela m’a permis d’observer ma partie « personne ne m’aime ». Manifestement elle se sentait inutile et oubliée depuis un long moment. Puisque je l’ignorait, sans me rendre compte, elle a trouvé un moyen de s’exprimer ainsi. Alors, je l’ai rencontré, je l’ai écouté, l’ai laissé gémir, se plaindre. Elle aime rester au lit, toute malheureuse et affaiblie, pour attirer l’attention. Ma maman me raconte que quand j’étais petite, à chaque fois qu’elle était en déplacement, j’étais alitée fiévreuse, et dès qu’elle rentrait, tous les maux et mots plaintifs s’effaçaient.

J’ai décidé d’observer cette partie en mère bienveillante. Et puis une demi-journée, une journée, ma « mère bienveillante » a commencé à s’impatienter) Plus elle s’énervait et plus l’autre gagnait du terrain jusqu’au moment où je me suis sentie complètement envahie par cette « souffrante ». Je n’avais plus qu’une seule envie – me coucher, me cacher sous la couette, geindre « personne ne s’occupe de moi, personne prend soin de moi, personne me plaint, personne me prépare un bouillon de poulet pour guérir »…J’était partagée entre l’agacement « je n’ai pas que ça à faire » et me laisser embarquer par « personne ne m’aime ».

Je me suis posée la question « et si je me laissais aller, que arriverait-il? » et j’ai entendu à l’intérieur de moi « si tu te laisses aller, tu t’identifies à la maladie, tu deviens maladie et ce n’est pas juste! Tu n’es pas que cette maladie, mais aussi beaucoup d’autres choses: agacement, mère bienveillante, celle qui observe ce qu’il se passe, celle qui s’occupe des animaux, la mère du fils, la fille des parents et encore… tout cela en même temps!

Cette observation m’a aidé à prendre distance avec mon angine. J’ai continué à la soigner avec beaucoup de bienveillance mais elle n’était qu’une partie de moi, de mes préoccupations.

Cette nouvelle sensation, position, peut être compassion, a crée la compréhension de la mort de mon père et m’a soulagé. Il est décédé du cancer il y a treize ans. Il était malade pendant deux années complètes. Il souffrait beaucoup. Il a refusé de prendre médicaments qui métamorphosaient son corps. Il a décidé de soigner sa dignité plus que son corps physique alors que je désespérais le croyant dans son univers scientifique où il était sourd aux diagnostics des médecins. J’étais convaincue qu’il existait un moyen pour retrouver son désir de vivre. Je l’ai cherché partout! Je me suis chargée toute seule de redonner du sens à sa vie! Dans mes prières je suppliais qu’il rencontre la passion à soixante-quatorze ans!) En ce qui me concerne, je ne connais que l’amour comme remède qui donner en-vie de vivre, de résister et d’accepter à prendre soin de soi.

Grâce à une angine ordinaire, j’ai enfin saisie l’extra-ordinaire: mon père ne s’identifiait pas au cancer décomposant son corps physique. Il est resté jusqu’au dernier souffle un scientifique brillant, un époux reconnaissant, un frère chaleureux, un père attentif, un voisin bienveillant… Étant souvent orgueilleux, il a consacré la durée de sa maladie à dire à chacun « désolé, pardon, merci, je t’aime! » Il n’avait pas besoin de pas-sillon, il a plongé avec passion dans l’Amour!

Grâce à mon père, je valide que notre essence, notre id-entité humaine c’est l’Amour!

2 Responses to “Mon id-entité à moi”

  1. Catherine Cariou-Humbert dit :

    Quelle belle Femme, quel beau partage, quel bel écho en moi… Merci Olga.
    Avec sororité, Catherine.

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